La Galerie UQO est fière d’inaugurer officiellement Chercher l’ouverture, son laboratoire de recherche collaborative et transdisciplinaire qui sera porté par l’équipe interne ainsi que par un important réseau de collaborateurs et de collaboratrices externes.
Aujourd’hui, la Galerie UQO est fière d’inaugurer officiellement Chercher l’ouverture, son laboratoire de recherche collaborative et transdisciplinaire qui sera porté par l’équipe interne ainsi que par un important réseau de collaborateurs et de collaboratrices externes. Plutôt que de produire les cinq expositions prévues de septembre à juin, la GUQO se dotera de cinq axes de recherche pour activer son laboratoire et alimenter collectivement un processus de recherche et de création.
Ces cinq axes de recherche sont liés entre eux par des enjeux transversaux tels que l’avancement de la recherche, l’équité, les diversités et l’inclusion, le numérique et le contexte pandémique. Un ensemble d’activités liées à chaque axe rendront visible le processus de recherche et ouvriront la réflexion aux publics.
La Galerie UQO poursuit son processus de recherche collaborative en considérant son deuxième axe de recherche : la communauté. Plusieurs séances de travail avant la
période des Fêtes ont été consacrées à soulever des questions thématiques, à partager des références, à préciser des objectifs, à penser la notion de « communauté » selon diverses perspectives ainsi qu’à prévoir des activités qui permettront d’approfondir les pistes de réflexion préliminaires.
Se questionner
Qu’est-ce qu’une communauté? Qu’est-ce qui fait communauté? Qu’avons-nous en commun? Quelle est la relation entre l’identité et la communauté? Comment se développe le sentiment d’appartenance à une communauté spécifique? Comment bâtir des communautés qui activent la puissance d’agir des individus? Comment le milieu artistique contribue-t-il à l’émergence de communautés? L’art peut-il résister aux divisions intercommunautaires ? Quelles sont les communautés de la GUQO? Comment les partenariats et la collaboration entre institutions et organismes permettent-ils d’élargir ou de multiplier les communautés? L’homogénéité des personnes qui forment la communauté artistique génère-t-elle une conformisation de l’art plutôt qu’une singularisation? Quelle est la différence entre les communautés et les publics d’une institution artistique? En quoi la pandémie affecte-t-elle la notion de communauté? Quel type de participation communautaire peut-on mettre en œuvre à distance?
Se réorienter
Laisser transparaitre, par les questions, les références et les activités de cet axe que les communautés ne sont pas établies et fixes, mais toujours en construction et en devenir, qu’elles ne forment pas des ensembles homogènes et séparés, et qu’elles ont toutes des angles morts. Engager des discussions concrètes avec des personnes susceptibles de nous en apprendre davantage sur des communautés face auxquelles la GUQO considère qu’elle a une responsabilité de s’informer afin de contribuer à des processus de décolonisation, de lutte contre le racisme et de justice sociale. Créer un espace accueillant et collaborer avec des personnes issues de communautés marginalisées. Aborder les caractéristiques de l’exclusivité du monde de l’art contemporain (ses privilèges et son élitisme). Consolider les liens entre la GUQO et d’autres organismes en proposant davantage de projets collaboratifs. Réfléchir à une manière de créer davantage de liens avec la communauté universitaire. Étudier et intégrer les réalités associées à la communauté de la relève artistique (préférablement locale) dans nos discussions. Organiser une activité invitant des artistes à discuter des notions de communautés et d’appartenance à un milieu et du rôle de la GUQO comme vecteur de liaison. Solliciter des témoignages et des expériences menant à une meilleure compréhension des réalités des différentes communautés qui gravitent autour de la GUQO.
Véronique Leblanc est commissaire indépendante, autrice et travailleuse culturelle. Les pratiques artistiques qui fondent son approche du commissariat sont souvent contextuelles, performatives et collaboratives. Parmi ses plus récents projets d’expositions, on retrouve : Cueillir (AdMare, Îles-de-la-Madeleine, 2023-2026), Anne-Marie Ouellet. Cohésion (Musée d’art de Joliette, 2023), ORANGE, Cultiver l’humilité | M8jagen piwihozw8gan, avec Elise Anne LaPlante (Saint-Hyacinthe et Kamouraska, 2022), Franchissements (Galerie UQO, 2021), Chto Delat? Pratiques performatives de notre temps (Vox, 2018), Richard Ibghy & Marilou Lemmens. La vie mise au travail (Galerie Leonard & Bina Ellen, Montréal, 2016), et Polyphonies (Optica, Montréal, 2015). Depuis 2023, elle codirige avec Elise Anne LaPlante, l’Association des groupes en arts visuels francophones (AGAVF), qui réunit des centres, regroupements et collectifs d’artistes des communautés francophones en situation minoritaire au Canada. Elle envisage les projets d’exposition qu’elle met sur pied et les aventures pédagogiques et administratives dans lesquelles elle s’implique comme des occasions d’apprentissage partagées.